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Casinos Curaçao en France : pourquoi cette offre n’existe pas légalement

Updated septembre 2026
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Aucun casino en ligne ne peut être agréé en France. La licence de Curaçao, dont se réclament des centaines de marques accessibles depuis le territoire français, n’y change rien : le Code de la sécurité intérieure réserve les agréments de jeux en ligne aux paris sportifs, aux paris hippiques et au poker. Les machines à sous, la roulette, le blackjack et le baccara restent hors licence. Toute marque Curaçao qui propose ces jeux à un joueur situé en France exerce donc une activité que la loi française n’autorise pas — et l’Autorité nationale des jeux (ANJ) l’inscrit, le moment venu, sur sa liste noire. Comprendre ce qu’est cette licence, ce qu’elle ne couvre pas, et pourquoi la page qui suit parle de blocage plutôt que de bonus, c’est tout l’objet de cette analyse.

Un panneau d'avertissement numérique affichant un accès bloqué sur un écran d'ordinateur.
La liste noire de l’ANJ, lue le 17 septembre 2026, contient 4 845 lignes de sites bloqués.

État des données au 23 septembre 2026 — registre public des opérateurs agréés par l’ANJ (anj.fr) et fichier CSV de la liste noire des sites bloqués (ressources.anj.fr), consultés le 17 septembre 2026.

Le palmarès des marques Curaçao listées par l’ANJ

Une marque Curaçao qui s’adresse au public français finit presque toujours, avec ses miroirs et ses domaines de remplacement, dans le fichier CSV publié par l’ANJ. Cinq marques concentrent l’essentiel des volumes de blocage observés dans le fichier lu le 17 septembre 2026. Ce ne sont pas des recommandations : ce sont les opérateurs que l’autorité a formellement inscrits sur sa liste noire, et dont la présence dans le fichier donne une idée de ce à quoi ressemble l’offre non agréée qui touche les joueurs français.

Marque Première décision Domaines bloqués
Alexander Casino 13 novembre 2024 12
Betify 4 mars 2024 46
MyStake 13 juin 2022 10
LeonBet 15 décembre 2023 116
Lucky Treasure 14 juin 2023 7

LeonBet pèse 116 domaines bloqués, soit l’empreinte la plus large du lot : la marque change d’adresse plus vite que l’ANJ ne publie ses décisions, ce qui force l’autorité à rouvrir le dossier à chaque miroir repéré. Betify (46) et Alexander Casino (12) suivent avec un étalement comparable de leurs domaines ; MyStake (10) et Lucky Treasure (7) ferment la marche, avec un nombre plus restreint d’entrées mais des dates de blocage parfois anciennes. Toutes partagent un trait : aucune n’est titulaire d’un agrément ANJ, et aucune ne peut l’obtenir, les jeux de casino n’étant pas une catégorie licenciable en France.

Alexander Casino : un blocage récent, un déploiement modeste

Alexander Casino apparaît pour la première fois dans le fichier de l’ANJ le 13 novembre 2024. Douze domaines figurent sous ce libellé, dont les variantes .bet, .fr et .org, ainsi que des noms dédiés aux campagnes promotionnelles. La dernière décision de blocage date du 19 février 2026, ce qui situe l’inscription dans la fourchette la plus récente du lot. La marque reste discrète par le volume : douze entrées, là où LeonBet en aligne près de dix fois plus. Sur le fond, le constat ne change pas : proposer des machines à sous ou des jeux de table à un joueur français n’est pas une activité qu’un agrément ANJ autorise, et le fichier officiel le consigne en clair.

Betify : le blocage par accumulation

Betify illustre le cas typique d’une marque qui change de peau plus vite qu’elle n’est condamnée. Quarante-six domaines sont rattachés au libellé « BETIFY » dans le fichier du 17 septembre 2026 : des suffixes en .com, .fr, .app, .casino et .fr.fr se succèdent, construits pour échapper aux filtres des FAI. Première décision de blocage le 4 mars 2024, dernière le 26 mai 2026. L’étalement sur plus de deux ans montre qu’une marque Curaçao peut entrer dans le fichier par une porte et continuer d’y entrer par d’autres, même après une première décision : le blocage des noms de domaine en France n’est pas une interdiction de la marque elle-même.

MyStake : une inscription qui date, des miroirs toujours listés

MyStake figure au fichier depuis le 13 juin 2022, ce qui en fait l’une des inscriptions les plus anciennes du lot. Dix domaines y sont rattachés, dont le domaine principal et plusieurs variantes. La dernière décision de blocage enregistrée dans le fichier lu le 17 septembre 2026 date du 26 avril 2023. Une marque Curaçao inscrite depuis plusieurs années n’a pas pour autant quitté l’écran radar de l’autorité : chaque nouveau miroir trouvé repart dans le fichier CSV, avec sa propre ligne et sa propre date. L’absence de décision récente sur une marque ancienne ne signifie pas qu’elle a cessé d’opérer ; elle signifie qu’aucun miroir supplémentaire n’a été identifié dans la fenêtre de lecture.

LeonBet : la marque aux 116 domaines

LeonBet est, sur le fichier lu le 17 septembre 2026, la marque qui pèse le plus lourd en volume de domaines. Cent seize entrées lui sont rattachées, depuis le domaine principal jusqu’à des dérivés numérotés et des noms dédiés au ciblage francophone. Première décision le 15 décembre 2023, dernière le 20 novembre 2025. Quand un éditeur suit une marque pareille, ce qu’il observe n’est pas un site mais un réseau : chaque campagne marketing produit son nom de domaine, chaque blocage appelle le miroir suivant, et l’ANJ consigne chaque adresse dans un fichier qui dépasse aujourd’hui les quatre mille lignes.

Lucky Treasure : un cas compact

Lucky Treasure ferme la marche du palmarès. Sept domaines seulement sont rattachés au libellé « LUCKYTREASURE » dans le fichier du 17 septembre 2026 : le domaine principal, plusieurs variantes promotionnelles, et d’autres adresses. Première décision le 14 juin 2023, dernière le 11 avril 2024. L’empreinte est resserrée, ce qui rend la marque lisible : pas de constellation de miroirs numérotés, pas de dérivés locaux par pays, un noyau de domaines cohérents. L’inscription n’en reste pas moins formelle : la marque propose une offre de casino en ligne à un public français, l’ANJ l’a constaté, le fichier le dit.

Le fonctionnement de la licence Curaçao : ce qu’elle couvre, ce qu’elle ne couvre pas

Le Curaçao eGaming Licensing Authority délivre, depuis 1996, une licence qui autorise son titulaire à exploiter des jeux d’argent en ligne sous la juridiction de Curaçao. Le permis principal, longtemps connu sous la référence 8048/JAZ, a été réorganisé en 2023 : le Curaçao Gaming Control Board (GCB) supervise désormais directement les titulaires, et le Master Licence Operator sert d’intermédiaire entre le GCB et les sous-licences. Concrètement, un opérateur qui veut afficher le sceau Curaçao sur son pied de page passe un contrat avec un Master Licence Operator, qui vérifie ses procédures et reverse une partie de ses revenus au GCB.

Un globe terrestre posé à côté d'un ordinateur portable affichant une carte du monde.
La liste des opérateurs agréés publiée par l’ANJ, lue le 17 septembre 2026, ne compte que 17 opérateurs.

Ce que cette licence autorise, c’est d’exploiter des jeux d’argent en ligne pour des joueurs situés dans des juridictions où cette activité n’est pas elle-même prohibée. Ce qu’elle n’autorise pas, c’est de s’affranchir des lois locales du pays où se trouve le joueur. Le principe vaut pour la France, mais aussi pour la plupart des grands marchés européens : la licence Curaçao est une autorisation à exploiter, pas une immunité universelle. Une marque qui s’adresse à un joueur situé à Paris depuis un serveur Curaçao exerce en France une activité non agréée, peu importe ce que prétend son pied de page.

L’attrait commercial de la licence Curaçao tient à trois traits. Son coût d’entrée reste modeste comparé aux juridictions maltaise ou britannique, le contrôle amont sur le titulaire est allégé, et le sceau Curaçao ouvre un portefeuille de jeux plus large que les juridictions qui limitent les catégories. Pour un opérateur qui vise des marchés où le casino en ligne n’est pas agréé — dont la France — cette latitude explique pourquoi des centaines de marques choisissent ce cadre plutôt que celui, plus strict, d’une licence locale. Elle n’efface pas la prohibition locale : elle permet de l’ignorer, jusqu’à ce que l’autorité nationale inscrive le site sur sa liste noire.

Pourquoi un joueur en France voit une page « Curaçao licensed »

La licence Curaçao est l’une des plus contrefaites au monde. Un pied de page « Curaçao eGaming Licensed » ne garantit ni l’identité du titulaire, ni l’authenticité du numéro affiché, ni la validité du contrat passé avec un Master Licence Operator. Plusieurs bases publiques, dont celle du Curaçao GCB, permettent de vérifier une sous-licence par son numéro, mais cette vérification demande au joueur de sortir de la page qu’il consulte. Une marque Curaçao bloquée par l’ANJ peut très bien arborer un sceau authentique : c’est l’activité en France qui est non agréée, pas la licence en elle-même qui est fausse.

Ce que la licence ne fournit pas comme garde-fou

Le cadre Curaçao ne reproduit pas les obligations d’un agrément français sur trois points au moins. Pas d’interdiction volontaire de jeux appliquée par le site, pas de plafonds de dépôt ou de mise calés sur les seuils français, pas de mécanisme de médiation en cas de litige opposable en France. Quand une marque Curaçao affiche un module d’auto-exclusion ou une limite de dépôt, ces outils relèvent de sa politique interne : ils n’ont pas de base réglementaire à respecter, et rien ne force l’opérateur à les maintenir si le joueur change d’avis. La section sur le jeu responsable revient en détail sur ce que coûte l’absence de ce filet.

L’interdiction en France : qui bloque quoi, et pourquoi

Le cadre français repose sur l’article 12 de la loi du 12 juillet 1983, modifié par l’ordonnance du 12 novembre 2020 qui a remplacé l’ARJEL par l’ANJ. Cet article réserve à des opérateurs agréés l’exploitation, par voie électronique, des paris sportifs, des paris hippiques et des jeux de cercle (poker). Aucune autre catégorie de jeu d’argent en ligne n’est ouverte à l’agrément. Les casinos en ligne — machines à sous, roulette, blackjack, baccarat — sont donc juridiquement inexistants en France : un opérateur ne peut pas demander l’agrément qu’il n’existe pas.

Une rangée d'écrans d'ordinateur éteints dans un bureau vide.
Selon un site d’actualité consulté le 9 septembre 2026, la liste noire de l’ANJ comptait 427 domaines de jeux illégaux, mise à jour au 1er avril 2026.

L’ANJ tient deux registres publics. Le premier, dit « liste des opérateurs agréés », recense les entités juridiques titulaires d’un agrément en France. Lu le 17 septembre 2026, il compte 17 entités réparties sur trois verticales : paris sportifs, paris hippiques et jeux de cercle. Aucune d’entre elles n’est agréée pour le casino. Le second, dit « liste noire des sites de jeux d’argent et de hasard interdits en France », est un fichier CSV publié sur le domaine ressources.anj.fr, qui consigne les sites bloqués en France sur décision administrative. Le fichier lu le 17 septembre 2026 contient 4 845 lignes, au format « SITE ; URL ; DATE DE LA DECISION ». Chaque marque y apparaît généralement sous plusieurs lignes : le domaine nu, la variante « www », et d’éventuels miroirs que l’opérateur a fait migrer après un blocage précédent.

Une tentative de légalisation du casino en ligne a été inscrite à l’agenda parlementaire, puis retirée le 28 octobre 2024. La prohibition reste en vigueur en 2026 : le débat existe, mais la loi n’a pas changé. Pour un joueur situé en France, cela signifie qu’une marque Curaçao qui propose des machines à sous ou de la roulette exerce une activité que la loi française n’autorise pas, que l’ANJ peut bloquer à tout moment, et dont la publicité expose l’éditeur du message à une amende pouvant atteindre 100 000 € par infraction.

Le principe de la liste noire, et ce qu’elle ne dit pas

La liste noire de l’ANJ est un outil opérationnel, pas une encyclopédie. Elle consigne les sites que l’autorité a identifiés, examinés et jugés non conformes à la loi française. Elle est officiellement non exhaustive : la page de présentation précise qu’un site absent de la liste n’est pas pour autant autorisé. Conséquence pour le joueur : l’absence d’une marque qu’il connaît dans le fichier ne signifie pas que cette marque est légale, mais seulement qu’elle n’a pas encore fait l’objet d’une décision de blocage publiée. La lecture symétrique vaut aussi : une marque qui quitte la liste noire un jour donné n’est pas redevenue légale, c’est que le blocage a été levé pour un domaine précis (par exemple un domaine qui n’est plus actif), pas pour la marque dans son ensemble.

La publicité pour les sites non agréés : un risque juridique pour l’éditeur

Publier un message qui fait la promotion d’un site de jeux d’argent non agréé en France est une infraction. Le Code de la sécurité intérieure prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 €, applicable aux éditeurs de sites, aux affiliés, et à toute personne qui relaie un contenu promotionnel. Cette règle explique pourquoi les pages sur le sujet décrivent les marques, leurs mécanismes et leur cadre juridique plutôt que de les recommander. Décrire un blocage n’est pas faire la promotion d’un site ; vanter un bonus ou un code promotionnel l’est.

Jeu responsable : ce que la licence Curaçao ne fournit pas

Une marque Curaçao qui s’adresse à un joueur français n’est tenue par aucune des obligations françaises de jeu responsable. Trois outils concrets disparaissent du parcours du joueur.

L’interdiction volontaire de jeux (IVJ) est le registre national français d’auto-exclusion. Un joueur qui s’y inscrit est interdit de jeu sur l’ensemble des opérateurs agréés par l’ANJ, pour une durée minimale de trois ans. L’inscription se fait en ligne, gratuitement, et la levée prend effet dans un délai de 72 heures après la demande. Le registre est appliqué par chaque opérateur agréé au moment de la connexion : un compte déjà ouvert est suspendu, un nouveau compte est refusé. Une marque Curaçao qui s’adresse au marché français n’a aucune obligation d’appliquer l’IVJ : elle n’a pas accès au registre, et aucun mécanisme équivalent ne se déclenche. Si le joueur s’est inscrit en France, sa démarche ne le protège pas sur le site Curaçao.

Les plafonds de dépôt et de mise n’ont pas d’équivalent Curaçao. Le cadre français prévoit un plafond de dépôt par défaut, modulable à la baisse mais pas à la hausse pendant les douze premiers mois, et un plafond de mise par spin et par session sur certains types de jeux. Ces plafonds relèvent du droit français : un opérateur non agréé n’est pas tenu de les reprendre. Il peut proposer des plafonds internes, mais ils ne résultent d’aucune contrainte réglementaire et peuvent être levés par l’opérateur sans préavis.

La médiation en cas de litige n’est pas non plus prévue. Un joueur français qui conteste un retrait bloqué ou un bonus refusé sur une marque Curaçao n’a pas de médiateur institutionnel à saisir. La voie privée (tribunal, avocat) existe, mais elle suppose de poursuivre un opérateur souvent immatriculé hors d’atteinte. Sur un site agréé par l’ANJ, le joueur dispose d’un référentiel de règles précises, d’un droit de recours et d’un interlocuteur identifié.

Le coût concret de l’absence de garde-fou

L’absence de ces outils a un effet direct sur la situation du joueur. Un joueur inscrit à l’IVV ne peut pas s’auto-exclure d’un site Curaçao par le biais du registre national ; s’il souhaite s’arrêter, il doit le faire site par site, manuellement, et accepter qu’aucun mécanisme ne l’empêche de rouvrir un compte. Un joueur qui souhaite limiter ses dépenses ne dispose pas du plafond de dépôt par défaut : le seul plafond applicable est celui qu’il fixe lui-même, sur la base du volontariat, et rien ne garantit qu’il ne pourra pas le contourner. Un joueur qui se sent lésé par une décision de l’opérateur n’a pas d’interlocuteur institutionnel : il est seul face à un service client dont le droit applicable est celui de Curaçao, pas celui de la France.

Le principe de la page : décrire, pas recommander

Cette page décrit cinq marques Curaçao que l’ANJ a inscrites sur sa liste noire, le cadre juridique français qui rend leur activité non agréée, et les outils de protection dont le joueur ne dispose pas sur ces marques. Elle ne recommande aucune de ces marques, ne propose aucun code promotionnel, et ne suggère pas de s’y inscrire. Elle ne les classe pas non plus de la meilleure à la pire : un classement suggérerait qu’il existe, parmi ces marques, un choix plus prudent qu’un autre, ce que la loi française ne permet pas. Ce qu’elle permet, c’est de comparer l’empreinte de chaque marque dans le fichier de blocage, la date de sa première inscription, et l’étendue de son réseau de domaines. C’est ce que fait la section qui suit.

Les chiffres de l’ANJ, lus le 17 septembre 2026

Le fichier CSV de la liste noire publié par l’ANJ contient 4 845 lignes au 17 septembre 2026. Chaque ligne porte trois informations : un nom de marque (champ « SITE »), une URL (champ « URL ») et une date de décision administrative (champ « DATE DE LA DECISION »). Une même marque apparaît généralement sous plusieurs lignes : un domaine nu, sa variante « www », et les miroirs que l’opérateur a fait migrer après chaque blocage. Une marque Curaçao qui change de domaine après un blocage ne disparaît pas du fichier : elle y revient, avec une nouvelle URL et une nouvelle date.

Le fichier n’est pas une liste classée par marque : c’est une suite de décisions individuelles, dans l’ordre où l’ANJ les a prises. Pour reconstituer l’empreinte d’une marque, il faut regrouper les lignes qui partagent le même libellé « SITE », ce que fait la section précédente pour les cinq marques retenues. Le regroupement donne une idée du volume réel de blocage subi par chaque marque, mais il faut garder en tête que le chiffre évolue avec le temps : chaque miroir trouvé appelle une nouvelle décision, et chaque décision s’ajoute au total.

Un site d’actualité spécialisé dans les paris sportifs, consulté le 9 septembre 2026, rapportait que la liste noire contenait 427 domaines de jeux illégaux, avec une mise à jour de la page datée du 1er avril 2026. Ce chiffre porte sur les domaines alors listés, et il diffère du décompte cumulatif officiel de l’ANJ (« 506 actes administratifs / 2 365 URL » depuis mars 2022). Les deux mesures ne sont pas comparables terme à terme : l’une porte sur une photographie à un instant donné, l’autre sur un cumul depuis l’origine du dispositif. Le chiffre de 4 845 lignes lu le 17 septembre 2026 dans le fichier officiel est lui-même une lecture instantanée, et le total a pu évoluer depuis.

Combien de domaines par marque : la méthode de calcul

Pour chaque marque du palmarès, le compte des domaines bloqués est une lecture directe du fichier CSV publié par l’ANJ le 17 septembre 2026. Le compte regroupe toutes les lignes dont le champ « SITE » porte exactement le libellé de la marque. Aucune pondération par date n’est appliquée : un domaine bloqué en 2022 et un domaine bloqué en 2026 comptent pour une unité chacun. Le résultat est une borne basse de l’empreinte réelle de la marque : si l’ANJ a bloqué un domaine, retiré le blocage (par exemple parce que le domaine n’existe plus), puis rebloqué une variante plus tard, le fichier garde la trace de chaque décision, et la marque se retrouve avec plus de lignes que de domaines réellement actifs à un instant donné.

Cette méthode explique pourquoi le compte peut paraître élevé pour certaines marques. LeonBet atteint 116 lignes dans le fichier du 17 septembre 2026 : ce n’est pas que la marque exploite aujourd’hui 116 sites différents, c’est que l’autorité a pris 116 décisions de blocage à son encontre, et que chacune a donné lieu à une ligne dans le CSV. Le chiffre mesure l’effort de l’ANJ, pas la taille instantanée du réseau. Pour le lecteur, la lecture utile est comparative : plus le compte est élevé, plus la marque a généré de travail de blocage, et plus son empreinte sur le marché français non agréé est large.

Les opérateurs agréés par l’ANJ : l’alternative légale

Le registre public des opérateurs agréés par l’ANJ, lu le 17 septembre 2026, dénombre 17 entités juridiques titulaires d’un agrément, réparties sur trois verticales seulement : paris sportifs, paris hippiques et jeux de cercle (poker). Aucune catégorie « casino en ligne » n’y figure, et aucune ne peut y figurer : la loi française ne prévoit pas d’agrément pour cette activité. Pour un joueur situé en France qui souhaite jouer en ligne à un jeu d’argent, seules les trois catégories ci-dessus sont accessibles légalement, et seulement via les opérateurs agréés listés par l’ANJ.

Quelques exemples d’opérateurs agréés, tirés du registre lu le 17 septembre 2026 :

Opérateur agréé Catégories agréées
Winamax paris sportifs, poker
Pari Mutuel Urbain (PMU) paris sportifs, paris hippiques, poker
Betclic Enterprises Limited paris sportifs, paris hippiques, poker
Reel Malta Limited (PokerStars) paris sportifs, poker
B.E.S. SAS paris sportifs, poker
Betsson France SA paris sportifs
Netbet FR SAS paris sportifs
Genybet paris sportifs, paris hippiques

Cette liste n’épuise pas les 17 entités du registre, mais elle donne le profil type : des opérateurs historiques du pari en France, souvent actifs depuis l’ouverture du marché en 2010, qui détiennent un ou plusieurs des trois agréments disponibles. Aucune de ces entités ne propose de machines à sous, de roulette, de blackjack ou de baccara en ligne. Un joueur qui cherche ce type de jeu ne trouve, en France, aucune offre légale, et toute marque Curaçao qui le propose exerce hors cadre.

Le poker en ligne, seul « casino-like » accessible légalement

Le poker en ligne occupe une position singulière dans le paysage français. Il est juridiquement classé parmi les « jeux de cercle » et fait partie des trois catégories agréables par l’ANJ. Pour un joueur qui cherche le frisson d’un jeu de cartes à mise variable, à un adversaire humain plutôt qu’à une machine, le poker en ligne agréé est la seule voie légale. Cela ne comble pas l’absence de machines à sous, de roulette ou de blackjack, mais cela trace une frontière utile : quand un site Curaçao propose « casino en ligne » à un joueur français, il ne propose pas du poker — il propose des jeux que la France n’agrée pas.

Questions fréquentes sur les casinos Curaçao en France

Qu’est-ce qu’une licence Curaçao pour un casino en ligne ?

Une autorisation d’exploitation délivrée par le Curaçao Gaming Control Board (GCB), qui supervise depuis 2023 les titulaires et leurs Master Licence Operators. Elle couvre l’exploitation de jeux d’argent en ligne sous juridiction Curaçao, mais ne s’impose pas aux lois locales du pays où se trouve le joueur.

Un casino sous licence Curaçao peut-il accepter des joueurs français ?

Aucune licence étrangère ne rend légale, en France, une activité que la loi française n’agrée pas. Les casinos en ligne (machines à sous, roulette, blackjack, baccara) ne figurent pas parmi les catégories agréables par l’ANJ. Une marque Curaçao qui accepte un joueur situé en France exerce donc une activité non agréée sur le territoire français.

Pourquoi les casinos Curaçao apparaissent-ils sur la liste noire de l’ANJ ?

L’ANJ tient un fichier CSV public des sites qu’elle a identifiés comme proposant une offre de jeux d’argent non agréée en France. Une marque Curaçao qui s’adresse au public français y figure dès qu’une décision administrative de blocage a été prise à son encontre, avec son nom de domaine et la date de la décision.

Quelle est la différence entre une licence Curaçao et une licence ANJ ?

La licence ANJ est un agrément français qui autorise son titulaire à exploiter, depuis un serveur en France, des paris sportifs, des paris hippiques ou du poker. La licence Curaçao est une autorisation d’exploitation sous juridiction Curaçao, sans équivalence avec le droit français. Les deux régimes sont indépendants : la licence Curaçao ne confère aucun droit d’exercer en France, et l’agrément ANJ ne s’obtient pas pour une activité de casino.

Jouer sur un casino Curaçao depuis la France est-il légal ?

La loi française ne prévoit pas d’agrément pour les casinos en ligne. Toute marque qui propose des machines à sous, de la roulette, du blackjack ou du baccara à un joueur situé en France exerce une activité non agréée. Le joueur, lui, n’est pas visé par les sanctions prévues pour les opérateurs et les éditeurs, mais il ne dispose d’aucune des protections attachées à un agrément ANJ : pas d’IVJ applicable, pas de plafond de dépôt par défaut, pas de médiateur institutionnel.

Comment savoir si un site de casino Curaçao est bloqué en France ?

Le fichier CSV de la liste noire de l’ANJ, publié sur ressources.anj.fr, recense les sites bloqués en France sur décision administrative. Il est consultable et mis à jour par l’autorité elle-même. La page de présentation précise que la liste est non exhaustive : un site qui n’y figure pas n’est pas pour autant autorisé.

Produit par la rédaction de « Nouveaux Casinos Portal ».

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